«Réparer le passé au Brésil, au Canada et au Québec. Populations noires et autochtones »

«Réparer le passé au Brésil, au Canada et au Québec. Populations noires et autochtones »

Date : Mercredi 17 février 2016

Une présentation du CÉLAT

Mercredi 17 février à 11 h 30
Pavillon Charles-De Koninck, salle 5172 Conférencière : Francine Saillant, professeure et membre du CÉLAT, Université Laval Cette conférence est donnée dans le cadre du mois de l’Histoire des Noirs La reconnaissance des groupes minoritaires et minorisés est une question centrale des sociétés contemporaines. À partir du moment où les sociétés se pensent comme composées de multiples groupes, qu’elles se reflètent comme hétérogènes, elles se doivent aussi de penser l’inclusion relative de ces groupes à leur ensemble. La question de la reconnaissance se trouve au cœur des sociétés fondées sur le droit et ouvertement pluralistes. La pensée de la reconnaissance est non seulement une pensée de la reconnaissance des identités des uns et des autres dans un ensemble pluriel, mais elle est aussi une pensée de la reconnaissance des blessures de groupes minoritaires ou minorisés. Pour certains, les blessures (et les souffrances) peuvent être une réalité vécue et reproduite sur plusieurs générations. Elles sont aussi le résultat de ce que l’on pourrait appeler un tort historique. Reconnaître, par exemple, des groupes tels que les Autochtones ou les Afrodescendants dans les Amériques c’est se frotter au passé de la colonisation et de l’esclavage, deux situations par excellence de ce que peuvent être des torts historiques et, bien sûr, leurs conséquences. La reconnaissance ne peut alors qu’englober les liens entre l’identité, l’expérience de la minorisation et du tort historique et enfin, les réparations d’un tel tort. C’est justement ces liens que cette conférence permet d’explorer, et cela en trois temps : d’abord par l’étude des approches conceptuelles de la reconnaissance et des réparations; ensuite par l’examen du récit du tort et des demandes de réparations d’un groupe précis, le mouvement noir au Brésil, et touchant le passé de l’esclavage et de ses conséquences; enfin par les réponses, lois et politiques, actions de la société civile de nature diverse, données à ces demandes de réparations. La conclusion permet de revenir sur les liens conceptuels entre reconnaissance et réparations. Pour information : CÉLAT