Patrimoine littéraire méditerranéen en Tunisie  Mario Scalesi ou le fardeau d'une mémoire plurielle

Patrimoine littéraire méditerranéen en Tunisie Mario Scalesi ou le fardeau d'une mémoire plurielle

Date : Mercredi 18 octobre 2017

Une présentation de l'IPAC

Mercredi 18 octobre à 19 h
Pavillon Charles-De Koninck, salle 5172 Conférencier : Alfonso Campisi, professeur de philologie romane à l'Université de la Manouba, Tunisie. Auteur de nombreux ouvrages traitant notamment de l'émigration sicilienne en Tunisie entre le XIXe et le XXe siècles. Si Mario Scalesi avait appartenu à un seul pays ou à une seule communauté, son destin littéraire aurait été sans doute très différent de ce qui est encore aujourd’hui. Son appartenance à quatre identités culturelles ; la sicilienne, la maltaise, la tunisienne et la française, le rendent le poète le plus « culturellement déchiré » entre quatre pays : la France, l’Italie, Malte et la Tunisie en particulier, au point de parler aujourd’hui de « l’instrumentalisation du cas Scalesi »
« Poète italien d’expression française en Tunisie » ou bien « Poète français de nationalité italienne d’expression française » ?
Mario est l’un des « poètes maudits » comme Arthur Rimbaud, Mallarmé, Baudelaire… Une malédiction que nous retrouvons tout au long de sa courte vie (il mourut à l’âge de 30 ans), une vie de souffrance à cause de la pauvreté, mais aussi de la scoliose et de la poliomyélite. Mario tombe des escaliers de sa maison à seulement 5 ans, cassant sa colonne vertébrale. Il sera un paria jusqu’à la fin de ses jours. Ses poèmes reflètent la dure vie des « maudits au physique ingrat », une vie de souffrance… mais aussi l’amour pour la mère, pour son pays, la Tunisie et pour la langue française ; Mario écrira « c’est grâce à la France et à la langue française que j’ai eu accès à la culture». Atteints de méningite aiguë, il sera admis à l’hôpital italien Garibaldi à Tunis et ensuite transféré dans un asile à Palerme, où il mourut le 13 mars 1922 à l’âge de 30 ans. Son corps sera jeté dans une fosse commune. Pour information Source : Catherine Charron
Catherine.charron.4@ulaval.ca