Conférence de Cyrine Bouajila sur le patrimoine bâti comme démarche réparatrice dans la migration

Résumé de l'événement
L’Institut de patrimoine culturel de l'Université Laval , le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) et le Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional, de l'Est du Québec sont ravis d’accueillir l’anthropologue Cyrine Bouajila , responsable des partenariats de recherches à Espace Ville Autrement, à l’occasion de la conférence «Suivre le fil réparateur: repenser le patrimoine bâti comme démarche réparatrice dans la migration». La présentation s’inscrit dans la série «Réparer le patrimoine pour mieux habiter le monde», organisée et animée par Daniela Moisa (UQAR), dans le cadre d’un cours.

Résumé de la présentation
«Mon parcours migratoire, de l’architecture en Tunisie à l’anthropologie du patrimoine bâti au Québec, s’est tissé autour d’un “fil réparateur”: celui qui relie l’espace construit à la reconstruction identitaire. Comme nombre de personnes immigrantes, j’ai traversé la reconfiguration des repères, des assises professionnelles et académiques. C’est en explorant l’anthropologie de l’espace que j’ai pu renouer avec le patrimoine architectural, de manière différente mais continue. L’étude du patrimoine québécois, jeune et souvent déserté, contraste avec celle du patrimoine de mon pays d’origine – ancien, moins soigné et préservé, mais encore habité. Cette différence m’a amenée à questionner les modes d’attachement au patrimoine bâti et les manières de nous l’approprier quand il s’agit d’anciens lieux de pouvoir. Cette présentation propose une réflexion qui compare les manières de s’approprier le patrimoine bâti, en Tunisie et au Québec, pour en faire un lieu de rencontre vivant et réparateur pour les communautés. Et si la reprise collective des bâtiments patrimoniaux, anciens lieux de pouvoir, constituait un geste réparateur – pour l’histoire, pour les territoires, et pour celles et ceux qui les habitent?» - Cyrine Bouajila
 
Cyrine Bouajila