Journée d'étude au CIÈQ

Gérer le virtuel, domestiquer le numérique : les musées à l’ère des données massives

Communication que j'ai donnée lors de la Journée d’étude sur les expositions virtuelles organisée par le Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIÈQ), 12 septembre 2020 (formule Zoom, en virtuel).

Le Québec est tombé cette année sous le charme de l’exposition immersive Imagine Van Gogh, vue par plus de 200 000 personnes à Montréal seule. Les visiteurs, grands et petits, naviguent à travers un univers strictement virtuel, où les objets dématérialisés, remodelés et redimensionnés dévoilent une trame narrative souple, intense et féérique. Les visiteurs en redemandent… Les musées doivent faire face à cette réalité. C’est pour cette raison qu’ils déploient de plus en plus d’effort afin d’intégrer une touche de virtuel dans leurs expositions et, plus massivement, sur les plateformes Internet. Images, objets en 3D, collections en ligne, vidéos, réalité augmentée et virtuelle : les musées sont depuis toujours à l’affût des développements technologiques les plus récents pour mieux remplir leurs missions essentielles que sont la préservation des œuvres patrimoniales et la mise en public de celles-ci. La première partie de ma communication dresse un portrait des tendances actuelles et propose des pistes de solutions pour mieux assimiler, mieux incorporer les objets matériels des collections muséales à cet univers virtuel froid et sans limites.

La deuxième partie de la communication pose la question suivante : comment exploiter à notre avantage les gigaoctets de données numériques produits par les musées ? Depuis plus de trois décennies, les musées de partout dans le monde ont entamé de vastes campagnes de numérisation de leurs collections. L’informatisation de celles-ci a permis une gestion générale plus efficace et, avec le développement fulgurant de l’Internet, facilité une plus large diffusion du patrimoine matériel conservé. Les musées sont désormais de grands producteurs de données. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à les rendre accessibles en libre accès sur l’Internet. Or, que faire avec toutes ces données muséales ? Comment tirer profit de celles-ci et, surtout, pourquoi ? À l’aide d’exemples choisis parmi des collections muséales québécoises et américaines, j’ai comme objectif de démontrer la pertinence, autant pour les professionnels de musées que pour le grand public, d’analyser et de visualiser les données massives afin d’en soutirer une perspective et une appréciation originales et souvent insoupçonnées.

250 ans pompiers MCQ
Date
Heure
8H30 a 12h30
Lieu
Virtuel