Lumière sur nos doctorantes et doctorants: Zakari Liré
Crédit photo : Zakari Liré
Après des études primaires et secondaires dans son pays d’origine, Zakari Liré obtient un diplôme de premier cycle en bioéconomie à l’Université de Dakar. Il amorce ensuite une carrière professionnelle au sein du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, où il travaille à l’harmonisation des politiques d’enseignement supérieur dans 19 pays francophones. Parallèlement à cette expérience, il poursuit ses études en Europe, complétant une maîtrise en science de la documentation et de l'information à l’Université Paris 8, puis un master en applications informatiques à l’Université Marne-la-Vallée, avant d’entreprendre un doctorat en communication publique à l’Université Laval.
Intitulée «La médiation des savoirs locaux dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche en Afrique francophone subsaharienne: le cas de l’Université Joseph Ki‑Zerbo au Burkina Faso» sa thèse est réalisée sous la codirection de Henri Assogba et Isabelle Clerc. À travers une étude de cas, il s’intéresse à la manière dont les chercheurs rendent compte des savoirs locaux dans leurs productions scientifiques et techniques, ainsi qu’aux facteurs qui influencent ces pratiques.
Le caractère original et novateur de son projet réside dans le fait que la médiation des savoirs demeure peu étudiée de manière systématique. Elle permet également de questionner les conditions de reconnaissance des savoirs au sein de l’université et de souligner la tension entre les exigences normatives de la science et les réalités locales. Parmi ses contributions, il identifie un phénomène de «double invisibilisation» des savoirs locaux, lié à la fois aux contraintes de la production scientifique et à celles de leur diffusion dans un système d’édition peu perméable à certains types de savoirs.
À la suite de la soutenance de sa thèse, Zakari Liré souhaite poursuivre ses recherches, notamment en envisageant un stage postdoctoral. Il entend approfondir ses travaux sur la médiation, la mobilisation, le transfert et la valorisation des connaissances, en particulier dans le contexte de la production scientifique en Afrique. Il prévoit également continuer à évoluer professionnellement dans des domaines liés à ces enjeux, afin de prolonger sa réflexion et contribuer à une meilleure reconnaissance de la diversité des savoirs.