Recherche et création

Lumière sur les doctorantes et doctorants: Émilie Gobeil-Roberge

La Faculté des lettres et des sciences humaines félicite chaleureusement Émilie Gobeil-Roberge, qui a soutenu sa thèse le 20 mars dernier.  

Crédit photo : Émilie Gobeil-Roberge

Diplômée d’un baccalauréat en traduction de l’Université Laval en 2013, Émilie Gobeil-Roberge a d’abord fait le choix de se lancer à son compte en fondant sa propre entreprise. Pendant plusieurs années, elle y a exercé comme traductrice professionnelle, tout en accueillant des stagiaires. Cette expérience de mentorat s’est révélée déterminante: confrontée à un manque de ressources sur les stages en traduction, elle décide de retourner aux études pour approfondir cette question.

Elle entame alors une maîtrise, initialement professionnelle, qu’elle réoriente vers la recherche. Son mémoire porte sur l’apport pédagogique des stages pour les étudiantes en traduction, en s’intéressant notamment à ce qu’elles apprennent et aux facteurs qui influencent leurs apprentissages. Souhaitant aller plus loin, elle poursuit au doctorat et soutient sa thèse intitulée: «Mesurer l’acquisition des compétences en stage pour les étudiantes canadiennes en traduction et quantifier leur réflexion métacognitive avant et après le stage pour en mesurer l’évolution», sous la direction d'Alexandra Hillinger. Sa thèse propose une analyse approfondie des stages en traduction, en s’appuyant sur des données empiriques afin de mieux comprendre les mécanismes qui favorisent le développement des compétences. L’un des objectifs centraux de sa recherche était de dégager des recommandations concrètes pour les milieux universitaires, les milieux de stage et les étudiantes. 

Aujourd’hui, elle occupe un poste de professeure au Département de langues, linguistique et traduction de l'Université Laval, tout en poursuivant ses travaux en s’appuyant sur la méthodologie qu’elle a mise en place, notamment en explorant un aspect qu’elle n’avait pas intégré à sa thèse soit l’utilisation des outils d’intelligence artificielle et des outils numériques dans les stages. Son prochain projet vise à mesurer leur effet sur les capacités de traduction, mais aussi sur les capacités de réflexion des étudiantes, dans un contexte où ces technologies prennent une place grandissante dans le domaine. Parallèlement, elle s’intéresse à d’autres enjeux liés au numérique, notamment aux médias sociaux et à leur influence sur la pratique de la traduction, tout en continuant ses projets de recherche en cours.

16 avril 2026