Géraldine Mossière, récipiendaire de la médaille Luc-Lacourcière 2025
Le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) décerne la médaille Luc-Lacourcière 2025 à Géraldine Mossière, anthropologue et professeure à l’Université de Montréal, pour son ouvrage Portraits de la modernité (non) religieuse : quelques confidences de baby-boomers au Québec, paru en 2024 aux Presses de l’Université Laval. Une double cérémonie, soulignant la remise de la médaille et le lancement officiel des célébrations du 50e anniversaire du CELAT, s’est déroulée le jeudi 11 décembre à 17 h à l’Université Laval (salle Gilbert-Tardif, GHK-2320-2330). En l’absence de la récipiendaire, la médaille a été acceptée en son nom par Marie-Hélène Boucher, directrice générale des Presses de l’Université Laval.
Depuis 1978, cette distinction biennale décernée par le CELAT souligne l’excellence d’un ouvrage publié en français en Amérique du Nord et qui se démarque dans les domaines de l’ethnologie et de l’anthropologie par son audace, son avant-gardisme et la contemporanéité des questions de recherche qu’il explore, qu’elles soient ethnohistoriques, interprétatives, phénoménologiques ou autres. Cette année, 14 ouvrages ont été soumis à un jury composé de 5 chercheuses et chercheurs canadiens et présidé par Marco Romagnoli, qui a décidé à l’unanimité de récompenser l’ouvrage lauréat.
S’appuyant sur 43 récits de vie de baby-boomers québécois, dont 6 portraits approfondis, l’ouvrage primé propose une anthropologie de la «religion vécue» qui met en lumière, avec une grande délicatesse, les ambivalences entre rupture avec l’Église, attachements persistants, nouvelles formes de quête de sens et pluralité des spiritualités. Le jury a été particulièrement sensible à la solidité de la démarche, à la finesse de l’analyse et à la qualité de l’écriture, qui font de ce livre une contribution majeure à la compréhension de la modernité religieuse – et non religieuse – au Québec.