4e Symposium de philosophie féministe

Appel à communications: 4e Symposium de philosophie féministe

20 juillet 2021

Le Symposium de philosophie féministe lance un appel à communications pour sa 4e édition, qui aura lieu du 26 au 28 janvier 2022, sur le campus* de l'Université Laval, sous le thème «Temporalités et spatialités: Échos philosophiques, enjeux politiques».

* L'événement pourrait se tenir en présentiel ou en formule hybride selon les mesures sanitaires en vigueur.

Date limite pour soumettre votre proposition: 1er octobre 2021.

Consultez l'appel à communications complet

Le Symposium explore toute question féministe touchant directement ou indirectement le rapport à la temporalité et à la spatialité, incluant les thématiques suivantes: 

  • Temporalités: consommation du temps, expérience genrée de la durée, expérience des crises multiples
  • Historicité: évolution de la connaissance, matérialisme, métaphysique et ontologie
  • Spatialités: écoféminismes, décolonialité, évolution des espaces féministes
  • Corporéités: phénoménologie, intersubjectivité, vécu situé, expérience de la violence, confinement, care
  • Épistémologies: philosophie des émotions, injustices épistémiques

Ayant à cœur la représentation de multiples perspectives sur les enjeux ciblés, en plus des membres de la communauté étudiante et du personnel enseignant, le Symposium invite les femmes autochtones, les femmes racisées, les personnes neurodivergentes de même que celles faisant partie de la diversité sexuelle et de genre et/ou en situation de handicap à soumettre une proposition de communication.

Temporalités et spatialités: Échos philosophiques, enjeux politiques

«Le temps et l’espace déterminent toute inscription dans le monde et structurent l’intrication complexe du corps et de la subjectivité; l’expérience du monde ne peut être soustraite de ces 2 dimensions. Or, les structures patriarcales conditionnent certains corps à vivre leurs expériences temporelles et spatiales dans l’oppression, ce qui traduit des différences existentielles fondamentales par rapport à l’expérience masculine dominante. Les crises actuelles exacerbent par ailleurs les injustices vécues par les corps marginalisés: violences policières, sexuelles, épistémiques, coloniales et raciales sont accentuées par de multiples structures d’oppression. Celles-ci informent notamment la production de contenu épistémique et sont implicitement reconduites par la tradition philosophique. 
 
Les philosophies féministes ont réfléchi aux manières d’être dans le monde et à l’expérience vécue: comment les existences marginalisées vivent-elles la temporalité et la spatialité? Comment se vit la temporalité pandémique, qui exacerbe particulièrement certaines vulnérabilités? Comment l’état de crise perpétuelle affecte-t-il le vécu temporel de certains groupes? Comment occupons-nous l’espace et consommons-nous le temps? Comment vivre l’espace comme territoire et comme horizon d’être? Comment repenser le temps et l’espace afin de concevoir des solidarités féministes au-delà des crises? Pouvons-nous repenser les espaces et les communautés vers une configuration du monde non oppressive?
 
Les philosophies féministes permettent d’approcher ces questions par diverses perspectives critiques. Parmi celles-ci, le Symposium de philosophie féministe valorise la mixité des approches philosophiques et souhaite favoriser une présence scientifique issue de plusieurs champs de recherche.»

Source: appel à communications